Historiquement, l’Université (tel que nous la connaissons) était une Institution ecclésiastique jouissant de privilèges royaux et pontificaux, qui était chargé de l’enseignement secondaire et supérieur.
Dans le reste du monde l’Université est une « notion » qui existait depuis plus d’un millénaire, que ce soit Platon (Grèce), Nankin (Chine), Nalanda (Inde), Gundishapur (Iran), Salerne (Italie).
Au 13ème siècle, les enseignements sont répartis autour de quatre pôles qui sont les Arts, le Droit, la Médecine et la Théologie, qui est une des principales matières enseignée et « chapotée » par l’Eglise. Ce qui entrainera la création de bibliothèque afin d’accroître la connaissance dans une époque sans imprimerie.
Du 15ème au 17ème siècle, cette période est l’apogée des Universités. La soif de culture, l’érudition de l’époque, mais surtout la volonté humaniste de grands philosophes tel François Rabelais (l’Abbaye de Thélème est l’occasion de rappeler quelques principe des progrès pour l’Homme : une éducation variant les activités et les savoirs, une liberté individuelle qui respecte la collectivité, des valeurs comme le mariage ou l’amitié. De plus c’est un contre-pied critique à l’institution monastique de l’époque, afin de réformer la société pour le progrès de la civilisation), Michel Eyquem de Montaigne , René Descartes (fondement sur les mathématiques, la mécanique, physique… ), Blaise Pascale … permettent un grand développement de celles-ci que cela soit en Europe et sur le Nouveau Continent. Le siècle des Lumières est alors en marche. Les mouvements intellectuels, culturels et scientifiques vont rassembler et fédérer de plus en plus de monde pour l’émancipation de la connaissance et de l’Homme. Les politiques de l’époque se rendant compte de leurs importances ; prennent de plus en plus de place dans l’enseignement au détriment de l’Eglise ; ce qui étonnement va diminuer l’indépendance des Universités et de la teneur des cours.
Au 19ème siècle, alors que la Révolution Française avait entrainé un déclin des Universités (enseignements, étudiants…) et que de nombreux courant libéraux entrainent de profondes réformes au travers de l’Europe, l’Empereur Napoléon Bonaparte créa en vue d’une unité spirituelle, politique, capable de faire front à l’autorité de l’Eglise, par décret du 17 mars 1808 l’Université Impériale sous la forme d’une organisation d’enseignement autonome.
De plus l’engouement que l’Empereur avait pour les sciences et techniques permit la création des Grandes écoles, tel Polytechniques, Normal Sup.
Ce model européen va se répandre jusqu’en Asie. Au Japon, l’Université Impériale va être créé en 1877, elle deviendra un modèle pour le reste de l’Asie. C’est ainsi que sera fondés les Universités de Pékin (1898), de Corée (1905). En outre celle de Shanghai (1896), ou de Tokyo (1874) seront crées grâce à des ecclésiastiques (missionnaires, médecins…) tout en suivant le fonctionnement européen.
En Amérique, compte tenu de l’immigration et des besoins de « connaissances », l’enseignement de masse va se développer avec un certain dynamisme et hétérogène, avec un esprit assez équivalent au model allemand, où l’Université est source de confrontation de tous les savoirs.
Au 20ème siècle, les Universités européens connaissent de sombres jours, les enseignements sont restreints à une catégorie sociale, des inégalités apparaissent sur les contenus et les « campus » universitaires étant peut nombreux, les préceptes universitaires restent concentrés. (43% des étudiants universitaires sont à Paris).
Pour le Royaume Unis, Cambridge et Oxford dominent, en Allemagne, suite à la monté du nazisme, d’énormes épurations ont eu lieu au sein du corps enseignant qui va fuir vers les Etats-Unis et le Canada.
Il va falloir attendre la fin de la seconde guerre mondiale, pour que l’Université reprenne toute la prestance au quelle elle a droit, ses rayonnements, politique, économique, culturel reflètent le pays où elle se trouve ; au point de devenir un indice de référence pour les économistes.
Une bonne Université, est le signe d’une bonne vitalité d’une « Région ».
En 1966, l’Assemblée Générale des Nations Unies, stipule au travers du Pacte International relatif aux droits économiques, « le droit à l’éducation, y compris la gratuité progressive de l'enseignement secondaire et de l'enseignement supérieur ».
Les universités américaines vont regrouper de plus en plus de Grandes Ecoles pour devenir des Fédérations Universitaires
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Mais contrairement au système européen, elles sont plus nombreuses à être privées.
Certaines appartiennent soit à des Fondations, des associations ou des congrégations.
En 1968, en France, l’Université poursuit sa métamorphose ; elle devient un établissement public de l’enseignement supérieur, constitué par un ensemble de facultés, d’unités d’enseignements et de recherches, pour devenir l’unité des formations et de recherches, regroupés dans une même académie. L’établissement est public, contrôlé et financé par une collectivité dépendant de l’état tout en ayant une certaine autonomie, et tente de créer des Pôles de Compétitivités. Contenu de la situation mondiale, de l’évolution des technologies, la France oriente ses Universités vers la recherche et la créativité.
Aujourd’hui, les Universités s’organisent autour de Cluster (groupe d’entreprises, d’institutions de même domaine de compétences – reliés géographiquement et complémentaire / Définition instauré par Michael Porter, ex : Stanford) et tentent de s’organiser autour des bassins d’emploi dans le cadre de pôle de compétences et de projet d’intelligence économique citoyenne.